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Le Massacre des Bois de Villiers
Le 20 novembre 2025, un dossier (« DP ») est déposé à la Mairie de Villiers pour demander « des travaux sur une construction existante » dans le but d’effectuer une « Coupe d’arbres d’ordre sanitaire et sécuritaire » au nord de la rue des Bois.
Les 18 pages du formulaire utilisé pour faire la DP parlent de modifications de constructions, avec un tableau de surfaces de plancher créées ou supprimées, etc. Il est demandé de modifier un bâtiment de 58 605 m², dans une « exploitation agricole ». Sans jamais évoquer un Espace Boisé Classifié. C'est absurde.
Dans les annexes au formulaire on parle d’une « coupe d’urgence sanitaire » soit 641 arbres à abattre, car « les bois présentes (sic) un état de dépérissement très avancé » le tout sur la parcelle A375.
La Mairie a autorisé ces travaux le 16 décembre 2025.
Nous sommes chez les fous.
Le formulaire utilisé n’était pas le bon ; les bois ne sont pas dans un état de dépérissement très avancé ; sur la parcelle A375 il ne fallait pas couper d’urgence une quantité astronomique de 641 arbres. Tout était faux.
Pourtant la Mairie avait été avertie du danger par une lettre du 29 avril 2025 émise par les services de la Préfecture. « Aussi les demandes de coupe dans les secteurs classés dans vos documents d’urbanisme locaux en espace boisé classé (EBC) reçues dans vos services sous forme de déclaration préalable doivent être instruites avec une grande attention. Dernièrement, plusieurs coupes abusives ont été constatées et médiatisées. Un des exploitants forestiers concernés abattait les plus beaux chênes pour les revendre sur les marchés internationaux sur la base de déclarations administratives fausses ou incomplètes et parfois sans avoir obtenu l’accord des propriétaires des parcelles forestières ».
La machine à couper a été mise en marche, puis elle a traversé la route et a continué à dévaster les bois de l’autre côté, sans aucune autorisation.
Ren ne garantit que le massacre ne va pas continuer. Il faut que cela cesse immédiatement et que la justice soit saisie.